Anne MAZELIE interviewée par le magasine Logic Immo

Publié le 23 Avril 2015

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Anne MAZELIE interviewée par le magasine Logic Immo

COMPIEGNE Terre de contrastes

Compiègne est l'une des villes du Sud de l'Oise qui attire le plus. Peut-être en raison de son côté provincial et tranquille, avec ses 40 000 habitants. Mais surtout pour son image : elle est par excellence la ville impériale, celle où Napoléon fit la connaissance de Marie-Louise d'Autriche, la future impératrice.

Du côté de l'immobilier, la marché est pluôt contrasté. Il y a d'abord ce que l'on appelle ici le "Triangle d'or" qui part de l'hyper-centre pour aller vers le golf et l'hippodrome en longeant la forêt. C'est là que l'on trouve les plus belles maisons bourgeoises et les plus beaux appartements de charme. Les prix moyens au m² y tournent aujourd'hui autour de 3000 euros. "Nous venons par exemple de mettre en vente une maison bourgeoise dans ce secteur, explique Anne MAZELIE, directrice commerciale de l'agence GUY HOQUET, avec six pièces, quatres chambres, 150 m² habitables, au prix de 450 000 euros." Hors du triangle d'or, il y a ce que l'on appelle les pourtours. "Là, le prix au m² oscille, selon les produits, entre 2000 et 2500 euros." On trouve de belles maisons à des prix un peu moins élevées. Par exemple, un pavillon de 160 m², avec sept pièces, un jardin de 700 m², dans le quartier de Royallieu, pour 320 000 euros.

Mais on peut également acquérir des appartements datant des années 1970, des pavillons en lotissement pour lesquels il faut compter 220 000 et 230 000 euros. "Dans certains secteurs de Royallieu, note Anne MAZELIE, on trouve des biens à 1500 euros du m²." Depuis quelques mois, les prix ont eu tendance à baisser. "Même dans le triangle d'or, on est passé de 4000 euros au m² il y a quatre ans, à 3000 euros aujourd'hui." Une situation qui a changé le comportement des acteurs : "Les acquéreurs n'hésitent pas à attendre, persuadés que les prix vont encore baisser. Une fois décidés, ils négocient d'une façon très agressive." Les vendeurs quant à eux attendent souvent trop longtemps avant de revoir leur offre. "Pourtant, les produits dont les prix correspondent au marché continuent à se vendre."

Compiègne a cependant tendance à plutôt mieux résister à la crise. "Nous continuons d'avoir une forte damande dans le triangle d'or, dans le centre-ville et dans le quartier de la gare, conclut Anne MAZELIE, et il va de même dans les proches communes de l'agglomération. En revanche, dans les villages plus éloignés, les prix se sont éffondrés de 30 % car les gens veulent s'installer prés de la ville."

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